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Diagnostiqué autiste sévère à 3 ans, le jeune homme donne pour la première fois jeudi, près de Bordeaux, la réplique à son père, étonné et heureux d’un tel parcours.

A l’aise à la ville comme sur scène, le jeune homme a déjà joué un petit rôle à la fin d’un téléfilm, « Presque comme les autres » (2015), qui raconte son histoire. L’enfant ne suit pas le regard, dort une heure par nuit, se cogne la tête…

Le couple multiplie les consultations jusqu’à diagnostiquer l’autisme eux-mêmes. Un grand spécialiste leur dit : « Faites le deuil de votre enfant. Laissez tomber », raconte Francis Perrin.

Les Perrin ne baissent pas les bras. Grâce à un traitement par stimulation permanente appelé A.B.A (Applied Behavior Analysis), leur fils aîné apprend à manger, boire, marcher… et supporter le bruit: il peut à 7 ans venir pour la première fois voir son père au théâtre puis saluer avec lui sur scène.

Depuis, Louis n’a plus besoin d’intervenants, suit des cours par correspondance et se cultive en autodidacte notamment sur sa grande passion : les transports, jusqu’à reconnaître le son du métro de Stockholm à la télévision.

« D’où il est parti, c’est vraiment époustouflant. On n’en revient pas. On ne pensait pas qu’à 17 ans, il en serait là », répète l’artiste. Sous un chapiteau, père et fils se donnent la réplique devant deux pupitres noirs, échangeant des regards complices, souvent tendres. La vie de Molière défile accompagnée par Dom Juan, Sganarelle, George Dandin, Monsieur Jourdain… et surtout Scapin.

Retrouvez le détail de l’article sur le site : 
https://www.nouvelobs.com/societe/20190620.AFP8858/avec-moliere-francis-perrin-et-son-fils-se-jouent-de-l-autisme.html